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Servant dona tamen. Il luc. Du moins je remarque que ces présens sont souvent Annal. Hincmar, euatern. Metellus in Quirinâl.

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Elle sentit que tout était fini pour elle, et prit son parti avec la même rapidité que jadis, lorsqu'elle trouva fermée la porte de son père. Elle se servit du blanc-manger comme son mari, et tous les deux moururent le 19 octobre Le cardinal succéda à son frère, prit le nom de Ferdinand Ier, et régna jusqu'en Il faudrait parler de Rome.

Fra Paolo a montré les artifices de sa politique savante apparemment avec vérité, puisqu'il en fut assassiné. Pour les détails intérieurs, nous avons Jean Burchard, le maître de cérémonies d'Alexandre VI, qui, avec tout l'esprit de sa charge et de son pays, tenait registre des plaisirs les plus ridicules, mais sans sortir de la gravité. Il écrivait chaque soir.

Il aurait pu passer quarante ans de sa vie avec Léonard de Vinci et Raphaël, morts, l'un en , et l'autre en ; vivre de longues années avec le divin Corrége, qui ne mourut qu'en , et avec Michel-Ange, qui poussa sa carrière jusqu'en Cet homme si heureux, s'il eût aimé les arts, aurait eu trente-quatre ans à la mort de Giorgion. Il eût connu le Tintoret, le Bassan, Paul Véronèse, le Garofolo, Jules Romain, le Frate, mort en , l'aimable André del Sarto, qui vécut jusqu'en ; en un mot, tous les grands peintres, excepté ceux de l'école de Bologne, venus un siècle plus tard.

Pourquoi la nature, si féconde pendant ce petit espace de quarante-deux ans, depuis jusqu'en , que naquirent ces grands hommes [20] , a-t-elle été depuis d'une stérilité si 26 cruelle? C'est ce qu'apparemment ni vous ni moi ne saurons jamais. Guichardin nous dit [21] que, depuis ces jours fortunés où l'empereur Auguste faisait le bonheur de cent vingt millions de sujets, l'Italie n'avait jamais été aussi heureuse, aussi riche, aussi tranquille que vers l'an Une profonde paix régnait dans toutes les parties de ce beau pays.

L'action des gouvernements était bien moindre que de nos jours. Le commerce et la culture des terres mettaient partout une activité naturelle, si préférable à celle qui n'est fondée que sur le caprice de quelques hommes. Les lieux les plus montueux, et par eux-mêmes les plus stériles, étaient aussi bien cultivés que les plaines verdoyantes de la fertile Lombardie. Soit que le voyageur, en descendant les Alpes du Piémont, prît son chemin vers les lagunes de Venise ou vers la superbe Rome, il ne pouvait faire trente lieues sans trouver deux ou trois villes de cinquante mille âmes: au milieu de tant de bonheur, l'heureuse Italie n'avait à obéir qu'à ses princes naturels, nés et habitant dans son sein, passionnés pour les arts comme ses autres enfants, pleins de génie, pleins de naturel, et dans lesquels, au contraire de nos princes modernes, on aperçoit toujours l'homme au travers des actions du prince.

En moins de onze mois, ce jeune prince entre dans Naples en vainqueur, et à Fornoue est forcé de se faire jour l'épée à la main pour se sauver en France. Enfin, depuis jusqu'en , la malheureuse Italie fut le champ de bataille où la France, l'Espagne et les Allemands vinrent se disputer le sceptre du monde.

On peut voir dans les histoires le long tissu de batailles sanglantes, de victoires, de revers, qui élevèrent et abaissèrent tour à tour la fortune de Charles-Quint et de François Ier. Les noms de Fornoue, de Pavie, de Marignan, d'Aignadel, ne sont pas tout à fait tombés en oubli, et la voix des hommes répète encore quelquefois avec eux les noms de Bayard, des connétable 27 de Bourbon, des Pescaire, des Gaston de Foix, et de tous ces vieux héros qui versèrent leur sang dans cette longue querelle et trouvèrent la mort aux plaines d'Italie.

Nos grands peintres furent leurs contemporains.

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Le fier Charles-Quint releva le pinceau de cet artiste, qui était tombé comme il le peignait, et le fit comte de l'Empire. Michel-Ange fut exilé de sa patrie par une révolution, et la défendit, comme ingénieur, dans le siége mémorable que la liberté mourante soutint contre les Médicis [23]. Léonard de Vinci, lorsque la chute de Ludovic l'eut chassé de Milan, alla mourir en paix à la cour de François Ier.

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Jules Romain s'enfuit de Rome après le sac de , et vint rebâtir Mantoue. Ainsi, l'époque brillante de la peinture fut préparée par un siècle de repos, de richesses et de passions; mais elle fleurit au milieu des batailles et des changements de gouvernement. Après ce grand siècle de gloire et de revers, l'Italie, quoique épuisée, eût pu continuer sa noble carrière; mais, lorsque les grandes puissances de l'Europe allèrent se battre en d'autres pays, elle se trouva dans les serres de la triste monarchie, dont le propre était de tout amoindrir [24].

A la fin du quinzième siècle, à cette époque de bonheur citée par Guichardin, l'Italie offre un aspect politique fort différent du reste de l'Europe. Partout ailleurs, de vastes monarchies; ici, une foule de petits États indépendants. Un seul royaume, celui de Naples, est entièrement éclipsé par Florence et Venise.

Milan avait ses ducs, qui plusieurs fois touchèrent à la couronne 28 d'Italie [25]. Florence, qui jouait le rôle actuel de l'Angleterre, achetait des armées et leur résistait. Mantoue, Ferrare, et les petits États, s'alliaient aux plus puissants de leurs voisins. Cela dura tant que les ducs de Milan eurent du génie, jusqu'en Un des citoyens de Florence s'empara de l'autorité, et vit que, pour durer, il fallait de tyran se faire monarque; il fut modéré.

Dès lors la balance devait pencher en faveur des Vénitiens; au milieu de cet équilibre incertain, l'Italie eût été réunie sans l'astucieuse politique des papes. C'est le plus grand crime politique des temps modernes. Le gouvernement représentatif n'étant pas encore inventé, ses plus grands citoyens ne purent trouver la liberté et fondre les factions. Sans cesse il fallait courir aux armes contre les nobles; mais c'est l'avilissement, et non le danger, qui tue le génie dans un peuple.

Côme de Médicis, l'un des plus riches négociants de la ville, né en , peu après les premiers restaurateurs des arts, se fit aimer comme son père [26] , en protégeant le peuple contre les nobles. Ceux-ci s'emparèrent de lui, n'eurent pas le caractère de le tuer, et l'exilèrent.

Il revint, et à son tour les exila. Par la terreur et la consternation publique [27] , au moyen d'une police inexorable, mais toutefois en ne faisant tomber que peu de têtes [28] , il maintint la supériorité de sa faction, et fut roi dans Florence.

Suivant le principe de ce gouvernement, il songea d'abord à amuser ses sujets, et à leur rendre ennuyeuse la chose publique. Ne voulant rien mettre au hasard, il ne prit aucun titre. Des richesses égales à celles des plus grands rois 29 furent employées d'abord à corrompre les citoyens [29] , ensuite à protéger les arts naissants, à rassembler des manuscrits, à recueillir les savants grecs que les Turcs chassaient de Constantinople Côme, le père de la patrie, mourut en , car tel est son nom dans l'histoire, qui s'empare indifféremment de tous les moyens de distinguer les gens.

Les badauds en concluent qu'il fut adorable. Le bonheur des Médicis est d'avoir trouvé après eux un préjugé ami. Le bon public, qui croit les Robertson, les Roscoe, et autres gens qui ont leur fortune à faire, a vu, dans Côme un Washington, un usurpateur tout sucre et tout miel, je ne sais quelle espèce de personnage moralement impossible.

Mais il y a erreur. Il faut savoir que le patelinage jésuitique ne fut trouvé qu'un siècle plus tard. Son petit-fils, Laurent le Magnifique, fut à la fois un grand prince, un homme heureux et un homme aimable.

May 11, 2020

Il régna plutôt à force de finesse qu'en abaissant trop le caractère national; il avait horreur, comme homme d'esprit, des plats courtisans, qu'il aurait dû récompenser comme monarque. Négociant immensément riche, comme son aïeul, passant sa vie avec les gens les plus remarquables de son siècle, les Politien, les Calcondile, les Marcille, les Lascaris, il fut inventeur en politique.

La balance des pouvoirs est de lui; il assura autant que possible l'indépendance des petits États d'Italie [31]. Il aima le jeune Michel-Ange, qu'il traita comme un fils; souvent 30 il le faisait appeler pour jouir de son enthousiasme, et lui voir admirer les médailles et les antiquités qu'il rassemblait avec passion.

Côme avait protégé les arts sans s'y connaître; Laurent, s'il n'eût été le plus grand prince de son temps, se serait trouvé l'un des premiers poëtes; il eut sa récompense: le sort fit naître ou se développer sous ses yeux les artistes sublimes qui ont illustré son pays, Léonard de Vinci, André del Sarto, Fra Bartolomeo, Daniel de Volterre [32].

Il régnait directement sur la Toscane et sur le reste de l'Italie par l'admiration qu'il inspirait aux princes et aux peuples. Bientôt après, son fils Léon fut le maître d'un autre grand État. L'imagination peut s'amuser à suivre le roman des beaux-arts, et se demander jusqu'où ils seraient allés, si Laurent eût vécu les années de son grand-père, et s'il eût vu son fils Léon X atteindre l'âge ordinaire des papes.

La mort prématurée de Raphaël eût peut-être été réparée. Peut-être le Corrége se serait vu surpassé par ses élèves. Il faut des milliers de siècles avant de ramener une telle chance. Tandis que les rives de l'Arno voyaient renaître les trois arts du dessin, la peinture seule renaissait à Venise.

Ces deux événements ne s'entr'aidèrent point; ils auraient eu lieu l'un sans l'autre. Venise aussi était riche et puissante; mais son gouvernement, aristocratie sévère, était bien éloigné de l'orageuse démocratie des Florentins.

De temps à autre le peuple voyait avec effroi tomber la tête de quelque noble; mais jamais il ne s'avisa de conspirer pour la liberté. Un seul fait montre la richesse de 31 l'Italie et la pauvreté de l'Europe [33]. Quand tous les souverains réunis par la ligue de Cambrai cherchèrent à détruire les Vénitiens, le roi de France empruntait à quarante pour cent, tandis que Venise, à deux doigts de sa perte, trouva tout l'argent dont elle eut besoin au modique intérêt de cinq pour cent.

Ce fut dans toute la force de cette aristocratie qui faisait des conquêtes, et par conséquent souffrait encore quelque énergie, que les Titien, les Giorgion, les Paul Véronèse, naquirent dans les États de terre ferme de la république.

Il semble qu'à Venise la religion, traitée en rivale et non pas en complice par la tyrannie, ait eu moins de part qu'ailleurs au perfectionnement de la peinture. Les tableaux les plus nombreux qu'André del Sarto, Léonard de Vinci et Raphaël nous aient laissés, sont des madones.

La plupart des tableaux des Giorgion et des Titien représentent de belles femmes nues. Il était de mode, parmi les nobles Vénitiens, de faire peindre leurs maîtresses déguisées en Vénus de Médicis. Les plus grands d'entre eux appelèrent à leur cour le Bramante, Michel-Ange et Raphaël. En entrant dans ces palais immenses de Monte-Cavallo et du Vatican, le voyageur est étonné de trouver sur le moindre banc de bois le nom et les armes du pape qui l'a fait faire [34].

Au milieu des pompes de la grandeur, la misère de 32 l'humanité montre tout à coup sa main décharnée. Ces souverains ont horreur de l'oubli profond où ils vont tomber en quittant le trône et la vie.

Leur gouvernement, que nous voyons de nos jours un despotisme doux et timide, fut une monarchie conquérante dans les temps brillants de la peinture, sous Alexandre VI, Jules II et Léon X. Alexandre réussit à humilier les grandes familles de Rome.

Jusqu'à lui, ces pontifes, si redoutables aux extrémités du monde, avaient été maîtrisés dans leur capitale par quelques barons insolents. L'aimable Léon X, qui succéda presque immédiatement à ces grands princes, et qui, sous plus d'un rapport, fut digne d'eux, eut pour les beaux-arts un amour véritable.

Les fleurs semées par Nicolas V et Laurent de Médicis parurent de son temps. Malheureusement son règne fut trop court [35] , et ses successeurs trop indignes de lui.

Ses États mieux cultivés, et la crédulité de l'Europe, qu'il vint à bout de fatiguer, avaient secondé un des caractères les plus magnifiques qui aient jamais embelli le trône. Depuis ces grands hommes, les papes n'ont été que dévots [36].

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Toutefois nous les verrions encore des souverains puissants s'ils avaient porté dans leurs affaires temporelles la même politique que dans celles de la religion. Dans celles-ci, les maximes politiques sont immortelles; c'est le souverain seul qui change. Le pape se conduit donc bien comme pape; mais vous savez que, comme souverain, il n'a pour but que d'élever sa famille. C'est un pauvre vieillard entouré de gens avides qui n'espèrent qu'en sa mort.

Il n'a pour amis que ses neveux, et, comme ils sont aussi ses ministres, ils lui épargnent la peine de combattre un penchant naturel. Quand les Altieri, neveux de Clément X, eurent fini leur palais, ils invitèrent leur oncle à le venir voir. La décadence a été rapide.

Ce n'est pas qu'à Rome le despotisme soit vexatoire ou cruel; je ne me rappelle, dans le moment, d'autre crime que la mort de Cagliostro, étouffé dans un château fort, près de Forli [37]. Dès qu'une sottise y est utile, elle s'y sauve du ridicule; mais malheur au bavard emphatique qui n'obtient pas bien vite une pairie. C'est aux plaisanteries de Pasquin que les Romains doivent le goût sûr qui les distingue dans les beaux-arts.

Il y a même chez eux quelque naturel dans la conversation. Ailleurs, en Italie, il ne faut pas se figurer que les expressions simples ou positives soient d'un usage ordinaire; le comparatif même y est négligé, et, dans les grandes occasions, il faut savoir surcharger le superlatif [38].

Le vice du gouvernement papal gît dans l'administration intérieure; il n'y en a pas. Quelques vieillards pieux, élevés dans une grande ignorance de Barême, y laissent aller les choses à leur pente naturelle.

Rien de mieux, s'il y avait un principe de vie; mais le travail est déshonoré; mais à chaque instant le fleuve terrible de la dépopulation engloutit en silence quelque nouveau terrain.

Il montrerait que le pape peut être facilement le plus riche souverain de l'Europe; car il n'a pas besoin d'armée; quelques compagnies de gardes du corps et une bonne gendarmerie lui suffisent.

A Rome, l'opinion publique est excellente pour distribuer la gloire aux artistes tout formés; mais la prudence obséquieuse, sans laquelle on ne saurait y vivre, brise les caractères généreux [39]. La triste réalité y perce de toutes parts, même aux yeux de l'enfance. J'ai été atterré des maximes de conduite que me citaient des bambins de seize ans sortant du collége. Sous le gouvernement de ces prêtres, l'élévation de caractère est littéralement une folie.

En dernier lieu, les enfants des grandes familles avaient été transportés en France.

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Par cette mesure un peu acerbe, le caractère national eût été relevé. Les enfants d'Italie, toujours menés par des prêtres, n'y ont pas même la santé physique. Je prie qu'on me pardonne ces détails.

Vous voyez sans doute que tous les raisonnements sur la renaissance de la peinture ne sont que des palliatifs. Cet art a donné tous les genres de beauté compatibles avec la civilisation du seizième siècle; après quoi il est tombé dans le genre ennuyeux. Il renaîtra lorsque les quinze millions d'Italiens, réunis sous une constitution libérale, estimeront ce qu'ils ne connaissent pas, et mépriseront ce qu'ils adorent [41]. En général, le seizième siècle n'offrait nulle part cette tranquillité moutonnière de nos vieilles monarchies, où tout paraît soumis, mais où, dans le fait, il n'y a rien eu à soumettre.

Nous venons de parcourir les gouvernements de Venise, Florence et Rome, patries de la peinture. Voici les circonstances communes à ces trois États. Une extrême opulence, mais peu de luxe personnel.

Chaque année, des sommes énormes dont on ne savait que faire [42]. La vanité, la religion, l'amour du beau, portent toutes les classes à élever des monuments. La manière de faire preuve de ses richesses, première question à faire dans tous les siècles et dans tous les pays, était telle alors.

Agostino Chigi, le plus riche banquier de Rome, montre son opulence en élevant le palais de la Farnesina, et le faisant peindre par Raphaël d'Urbin, le peintre à la mode [43]. Les vieillards riches, et c'est à cette époque de la vie qu'on est riche, bâtissaient des églises, ou au moins des chapelles, qu'il fallait toujours remplir de peintures. Les plus 36 simples particuliers voulaient placer un tableau sur l'autel de leur patron.

On trouve que le capital que l'Italie employa en objets de piété équivaut au prix de tous ses fonds de terre. Mais la religion, semblable à ces mères malheureuses qui, en donnant la vie à leurs enfants, déposent dans leur sein le germe de maladies incurables, jeta la peinture dans une fausse route; elle l'éloigna de la beauté et de l'expression.

Jésus n'est jamais, dans les tableaux du Titien et du Corrége, qu'un malheureux condamné au dernier supplice, ou le premier courtisan d'un despote [44].

Il est plaisant de voir la peinture, un art frivole, faire la preuve d'un système religieux [45]. Chez les Grecs, qui mettaient au rang des dieux les héros bienfaiteurs de la patrie, la religion commandait la beauté, et la beauté avant tout, même avant la ressemblance.

Souvent les mains des bas-reliefs antiques ont tout au plus la forme humaine, les accessoires sont ridicules; mais la ligne du front indique déjà la capacité d'attention, et la bouche, le calme d'une raison profonde.

C'est que les Grecs avaient à rendre les vertus de Thésée, qui sauve les Athéniens; et les modernes, les vertus de saint Siméon Stylite, qui se donne les étrivières pendant vingt ans au haut de sa colonne [46]. Les Italiens faisaient peindre à fresque l'intérieur de leurs maisons, et quelquefois même l'extérieur, comme à Venise et à Gênes, où l'on peut encore voir sur la place des Fontane Amorose l'élégance de cet usage. Les surfaces extérieures des grandes murailles sont rarement d'une couleur uniforme; elles offrent, presque en tous pays, quelque chose de rude et de peu soigné qui éloigne l'idée du luxe.

De là l'air si misérable de nos petites villes de France. Au contraire, d'aussi loin qu'on aperçoit un palais que la fresque a revêtu de couleurs brillantes et de statues, on songe à la richesse 37 des appartements.

Dans le Nord, la teinte uniforme et douce des maisons de Berlin donne l'idée de la propreté et de l'aisance. Au quinzième siècle, l'Italie ornait de peintures non-seulement les églises et les maisons, mais les cassettes dans lesquelles on offre les présents de noce, mais les instruments de guerre, mais jusqu'aux selles et aux brides des chevaux.

La société faisant une aussi énorme demande de tableaux, il était naturel qu'il y eût une foule de peintres. Les gens qui ordonnaient ces tableaux ayant reçu du ciel une imagination enflammée, sentant vivement le beau, honorant les grands artistes avec cette reconnaissance qu'inspirent les bienfaits, il était naturel qu'il naquît des Léonard de Vinci et des Titien.

Du moins je remarque que ces présens sont souvent Annal. Hincmar, euatern. Metellus in Quirinâl. Cartisii P. Je ne3doute pas encore que ce n'ait été à l'exemple de nos rois, que les seigneurs particuliers ont emprunté ces expressions de dons, pour les levées qu'ils ont faites sur leurs sujets, ayant de tous temps cherché des termes doux et plausibles pour déguiser leurs 1 L.

Lucium, 1. De Regn. Slatuta Ragusli 1. Const Porph. Un titre de Guillaume.. Ce qui justifie que ces dons, qui d'abord n'étaient quesratuits, devinrent à la fin forcés, et passèrent avec le temps pour des impositions ordinaires.

Bulletin N° 254 | Mai 2006

Les présens qui se faisaient aux rois n'étaient pas toujours en argent, mais en espèces, et souvent en chevaux 3. Ce que nous apprenons de quelques additions à la loi salique, qui ordonnent que ces chevaux auront le nom de ceux qui les présentent. Et ce afin qu'on sût qui étaient ceux qui avaient satisfait à ce devoir et à cette reconnaissance, et ceux qui n'y avaient pas satisfait. Ces présens y sont appelés royaux de même qu'en une épître de Frothaire 4 , évèque de Toul, qui Monast.

Le terme d'honores mérite une réflexion, nous apprenant que les présens qui se faisaient dans ces occasions, étaient des présens d'honneur et de reconnaissance ainsi les annales d'Eginhard portent ces mots Et singulis annis honoris causa ad generalem conacentum equos ccc pro munere datzcros. Ces chevaux, qui se donnaient aux princes par forme de tribut ou de redevance annuelle, sont appelés equi canoniçi, dans le Code Théodosien 2.

Les monastères n'étaient pas exempts de ces présens car, comme ils ne- se faisaient que pour subvenir à la nécessité de l'Etat et pour contribuer aux dépenses que les rois étaient obligés de faire pour la conservation de leurs peuples et de leurs biens, les Armai Franc. Met, ann. Les épîtres de Frotaire, évêque de Toul, et de Loup, abbé de Ferrières, que j'ai citées, confirment la même chose.

Entre ces monastères, il y en avait qui étaient obligés de fournir non seulement ces dons et ces présens, mais encore des soldats; il y en avait d'autres qui n'étaient tenus qu'aux présens, et enfin il y en avait qui ne devaient ni l'un ni l'autre, mais seulement étaient obligés de faire des prières pour la santé des princes et de la maison royale, et pour la prospérité des affaires publiques. Je crois que c'est de là qu'on peut tirer l'origine des secours d'argent que nos rois tirent de t In Quatern.

Franc, l. Le camerier, c'est-à-dire le garde du trésor du roi, avait la charge de recevoir ces présens, et était soumis en cette fonction à la reine, à qui elle appartenait de droit. Puis il ajoute qu'il était encore de la charge du camerier de recevoir les présens des ambassadeurs étrangers, c'està-dire qu'il les devfit avoir en sa garde, comme fai- sant partie du trésor royal; car d'ailleurs ces dons se faisaient par les sujets aux rois directement, qui les recevaient de ceux qui les leur présentaient, tandis que leurs principaux ministres ou conseillers réglaient les affaires publiques 3.

Intérim verb, quo htec in Galland, au Traité du franc aleu. Ces assemblées générales se tinrent d'abord une fois l'année, au premier jour de mars, ce qui fut remis depuis au premier de mai, ainsi que j'ai remarqué. Mais sous la seconde race, comme les Etats de nos princes, et par conséquent les affaires s'accrurent ex- traordinairement, ils furent aussi obligés de multiplier ces assemblées, pour donner ordre aux nécessités publiques, et pour régler les différends qui naissaient de temps en temps entre les peuples; de sorte qu'ils en tenaient deux, l'une au commencement de l'an, l'autre sur la fin, vers les mois d'août ou de septembre.

Et afin que l'on fût certain des jours auxquels elles se devaient tenir, on désignait, dans la dernière assemblée, le temps de la prochaine. Les Annales de France 2 Ubi etiam denub annunciatum est plaeitum generule Malendas septembris flurelianis habendum; et ailleurs Ad plaeitum suum benerale, quod in strimniaco prope lugdunum civitatem se hablturum indixerat, profectus est. Hincmar dit que la première assemblée, qui se tenait au commencement de l'année, était beaucoup plus solennelle que la seconde, parce qu'en celle-là De Urd Palat.

Mais quant à l'autre assemblée, qui se tenait sur la fin de l'an, il n'y avait que les principaux seigneurs et conseillers qui s'y trouvassent, où l'on règlait les projets des affaires de l'année suivante et c'était en cette seconde assemblée où les rois recevaient les présens de leurs sujets i. Ce qui est confirmé'par nos annales 2 à l'égard des présens qui se faisaient en cette seconde assemblée, laquelle on remettait à ce temps-là, à cause de saison la plus commode pour les chemins car on y venait a cet effet de toutes les provinces de l'lr,tat: les annales tirées de 1 Hincmar, n.

Ce qui a donné lieu, dans la suite des temps, à la Cour des pairs, dans laquelle les barons, c'està-dire les grands seigneurs, et ceux qui relevaient immédiatement du roi, étaient jugés par leurs égaux et leurs pairs. Ces assemblées générales commencèrent à cesser sur la fin de la seconde race, lorsque toute la France se trouva plongée dans les divisions intestines.

Durant la troisième, on en fit d'autres sous le nom de parlemens et d'états-généraux, où l'on résolvait des affaires publiques, et des secours que les ordres du royaume devaient faire aux rois pour les guerres, et les nécessités pressantes. Les anciens Anglais semblent avoirfèmprunté de nos Français l'usage de ces assemblées et de ces champs de mai.

Car nous lisons dans les lois d'Edouard-le-Confesseur, que ces peuples étaient obligé de s'assembler tous les ans, In capite Kalendarum Mail, où ils renouvelaient les sermens entre eux pour la défense de l'Etat et l'obéissance qu'ils devaient à leur prince. Ce qui montre que quoique ces assemblées se tinssent au premier jour de mai, elles ne laissaient pas toutefois de conserver le nom de champ de mars, et qu'elles furent encôïëTën usage sous les premiers rois normands.

Peut-être que, par ces termes de présens royaux, cet auteur entend les redevances en espèces, que. Mais d'ailleurs il est constant que ces présens, faits aux princes par leurs sujets, ont été en usage depuis le temps auquel Guillaume-le-Bâtard vécut vu que nous tisons qu'au royaume de Sicile, où des rois normands de nation commandaient, les sujets leur donnaient des étrennes au premier jour de janvier.

D'où vient que Falcand 4 remarque que l'amiral Majon ayant été tué sous prétexte d'avoir voulu s'emparer du royaume sur ce que l'on avait trouvé des couronnes d'or dans sa maison ses amis l'en excusèrent, di- l L.

OUTRE ces champs cte mars ou de mai et ces assemblées générales, que nos rois convoquaient tous les ans pour les affaires publiques, ils en faisaient encore d'autres aux principales fêtes de l'année, où ils se faisaient voir à leurs peuples et aux étrangers, avec une pompe et une magnificence digne de la majesté royale; ce qui fut pratiqué pareillement dès le commencement de la monarchie chrétienne.

Car nous lisons dans notre histoire, que Chilpéric étant venu à Tours, y solennisa la fête de Pâques avec appareil i : Chilpericus Tqronis venit, ïbique et dies sanctos P. Eguinhart témoigne que Pepin observa les mêmes cérémonies aux fêtec r1e Pâques et de Noël dans tout le cours de sa vie, ce qui fut continué par ses successeurs.

Je crois que ces deux-empereurs français voulurent imiter en cela ceux de Constantinople, qui avaient coutume de se trouver dans les églises aux grandes fêtes de l'année, revêtus de leurs habits impériaux, et avec la couronne sur la tête, ce que Théophanes 2 nous apprend en la vie du grand Justinian.

Du moins il est constantque Charles-le-Chauve, fils de Louis-le-Débonnaire, affecta particulièrement de les imiter, ainsi que les Annales de Fulde 3 rapportent Karolus rex de Italiâ in Galliam rediens, novos et insolitos habitus assumpsisse perhibetur. Car, quant aux habits des Français de ces siècles-là le Moine de Saint-Gal en fait la description, et fait voir qu'ils étaient bien différens de ceux des Grecs i.

D'autant que nos princes portaient alors au-dessus de leurs habits et de leur baudrier un manteau blanc ou bleu, de forme carrée, court par les côtés et long devant et derrière. Tertullian a parle en quelque endroit de ces manteaux carrés que les Grecs nomment -rrrpâytmx. C'est ainsi que Charlemagne est représenté à Rome en l'église de Sainte-Susanne, en un tableau à la mosaïque, où il est à genoux devant saint Pierre, qui lui met entre les mains un étendard' bleu parsemé de-roses rouges, avec ces caractères au-dessus, "f.

De l'autre côté est le pape Léon, avec ces mots, "f. LEO pp. Au-dessous de ses pieds, est le fragment de cette inscription. Cette forme'de manteau s'est toujours eonservée depuis ce temps-là en France. J'ai fait cette réflexion en passant à l'égard des mantéaux des anciens Français, à cause que le sire de Joinville remarque que le. Et quoique le roi saint Louis affectât la modestie dans ses'hâbits, néanmoins il observa toujours dans ces occasions la bienséance qui était requise à la dignité royale comme il fit en cette cour et maison ouverte, qu'il tint à Saumur, où, au récit de sire de v Joinville, il fut vêtu superbement, et où il ne se vit jamais tant d'habits de drapTd'or et quoiqu'il ne dise pas qu'il y parut la couronne sur la tête, cela est néanmoins à présumer, puisque le roi de Navarre, qui 1 In bob.

Nangis 1 confirme cette magnificence de saint Louis, en ces termes In solennitatibus regiis, et tam in quotidianis sumptibus domus suce, quàm in Parlamentis et Congregationibus militum et baronum; sicut decebat regiam dignitatem, liberaliter ac largiter se habebat, etc.

Plusieurs familles régnantes de ces territoires se sont affrontées ou soutenues dans le but d'une unification [41] , [42]. Les familles les plus puissantes furent celles d'Aquitaine, de Toulouse, de Provence et de la Catalogne.

Ils ont réuni dans leurs mains, la Catalogne, le Languedoc, le Roussillon, le Rouergue , le Velay, le Carladez , la Provence , tout en étant alliés très proches des comtes de Toulouse et des vicomtes de Limousin. En particulier depuis l'époque de Raimond-Béranger III , comte de Barcelone, de Provence, de Gévaudan, de Rodez, de Millau, et de Carlat où s'épanouit la littérature courtoise et des troubadours occitans, jusqu'à l'époque de Alphonse II d'Aragon , comte de Barcelone, de Roussillon, de Provence, de Rodez, de Gévaudan, vicomte de Millau, et de Carlat , avec des cours littéraires toujours très brillantes qui ont fait émerger et diffusé une langue occitane poétique et savante [43].

L'inclusion ou l'exclusion du catalan et du gascon dans l'occitan sont débattues. Elle fut aussi une langue utilisée pour les échanges commerciaux internationaux [53] , [54]. Un des points culminants de l'histoire littéraire de l'occitan a été l'attribution du prix Nobel de littérature à Frédéric Mistral en L'occitan peut être considéré comme une des grandes langues de culture de l'Europe [56] , [57] , [58] , [59] , [60] , [61]. Par la suite, plusieurs formes dialectales ont connu des destinées prestigieuses mais aucune n'a réussi à supplanter les autres.

À l'heure actuelle, plusieurs standards régionaux sont à un stade avancé d'élaboration [68]. Dans une vision pluricentrique de la langue, une convergence de ces standards régionaux pourrait aboutir à un occitan général standard [68]. Toutefois, la situation de l'occitan est en train de changer tant du point de vue de sa reconnaissance par les autorités que de la revalorisation de la langue par les populations [76].

En France, depuis , la constitution indique que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.